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Quelque soit le point dentrée, le cycle de lagriculture de précision est
le même. Voici une description des différentes étapes.
Commençons par la récolte. La moissonneuse nous fournit donc une carte de rendement
de la parcelle réalisée grâce au capteur de rendement et au GPS. Les informations
stockées dans lordinateur de bord sont alors transmises via un support jusqu'à
lordinateur de la ferme. Cela peut se faire grâce à une carte PCMCIA ou bien un
simple disquette.
Ainsi, lagriculteur peut afficher sa carte et repérer les zones de faible ou de
haut rendement. Et cest à ces endroits particuliers que seront faites les analyses
de terres afin de diagnostiquer lorigine du problème.
Les analyses seront donc prélevées aux endroits choisi grâce à un
GPS. Rentrons les
données dans lordinateur, et nous obtenons une première carte des sols. Il faut
alors analyser les relations entre qualité pédologique et rendement. Noublions pas
quil nous est aussi possible dutiliser dautres sources
dinformation telles que des photographies aériennes, ou bien
satellitaires, mais
surtout les cartes de rendement des années antérieures. Pour réaliser une bonne
interprétation il nous faut absolument un minimum de trois voire quatre années de recul.
Ce nest quà cette seule condition que nous pourrons créer une bonne carte
dapplication.

Source : Massey Ferguson
Cette dernière est alors transférée sur lordinateur de bord du tracteur dont
les outils moduleront les doses dapplication en fonction des préconisations lues
sur la carte. La chose paraît simple, mais la modulation ne pourra jamais se faire
jusquau niveau de la buse des pulvérisateurs par exemple. Ainsi, les cartes
dapplication devront toujours être raisonnées en fonction de la largeur minimale
de travail. On se rend compte dune limite de cette technique, car cette largeur
minimale risque de gommer partiellement voire complètement les variations observées sur
les cartes de rendement.
Nous voilà donc arrivé de nouveau à la moisson. De la même manière, nous allons
faire une carte de rendement, mais cette fois-ci de la nouvelle culture. En fonction des
besoins de cette dernière, la carte obtenue sera différente de la précédente. Les
zones de faibles rendements sur cette culture ne seront pas forcement superposables. Ces
dernières mettront en évidence des carences qui navaient pas été repérées
auparavant. Il est donc indispensable davoir plusieurs années de recul pour pouvoir
commencer discerner des zones homogènes dans une même parcelle. On parle généralement
de 3 à 4 années, mais il serait plus judicieux de raisonner en terme de rotation. Il ne
faut donc pas perdre une année de donnée car elle ne pourra être récupérée que une
rotation plus tard.

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