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Pour parvenir à un accord, les pays développés (Union européenne, Etats-Unis, Australie, Japon) doivent s'engager à diminuer leurs subventions agricoles. En contrepartie, ils attendent des pays émergents (Brésil, Chine, Inde) qu'ils ouvrent leurs frontières.
Le cycle de Doha est bloqué depuis sept ans, une conclusion est donc attendue à Genève en Suisse. Mais la partie n'est pas gagnée. Aucun compromis n'est en vue. Et les tensions sont toujours vives. Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, a fait part de son septicisme hier : « Je ne vois pas de lumière (...) à l'horizon entre des intérêts extrêmement contradictoires », a-t-il déclaré sur LCI.
Nicolas Sarkozy s'est quant à lui heurté à Peter Mandelson. Le chef de l'Etat a déclaré depuis Batz-sur-mer (Loire-Atlantique) que la France ne signera pas l'accord s'il n'est pas modifié. Le commissaire européen au commerce lui a rappelé que c'est la Commission qui est chargée de négocier au nom de tous les États membres.
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